C'est quoi le centrisme ?
François Bayrou qui dépasse désormais les 17% dans les sondage, va devenir la cible principale des portes-flingues de l'UMP et du PS. Pour répondre par avances aux coups bas je me permets de rappeller en quoi consiste l'alternative au PS et à l'UMP
Parce que je ne l'écrirais sans doute pas mieux, voici un "Pourquoi le centrisme?" écrit par page2007.com
L’idée du centre n’est pas populaire.

Abordez une femme, un homme, et parlez-lui du centrisme. Vous aurez peu de chances de l’exciter. L’image mentale sera celle d’un ventre mou, d’un notaire de province, d’un notable gris.

Pourtant l’excitation était sûrement là, lorsque, enfant, elle, il, a lu le Voyage au Centre de la Terre de Jules Verne. Le centrisme, en politique, semble cantonné à une vision grise, que ne revêt pas l’idée de centre, dès lors qu’on sort cette idée du contexte politique.

Le centrisme, en politique, ce serait se tenir à égale distance de tout ce qui tourbillonne. Etre centriste en politique, paradoxalement, c’est être out, c’est être à l’écart, à l’écart du lieu où tout se passe, qui est, soit la droite, soit la gauche.
Le centriste serait l’homme, ou la femme, qui n’a pas d’idées, et qui n’agit pas.

A l’inverse, le centre, dans la nature, c’est le lieu où tout prend source, où tout se passe, où la concentration d’énergie est maximale, où toutes les forces se mêlent. Le lieu de l’inconnu, du mystère, de l’excitation, et de la création.

Pourquoi une telle différence d’image entre le centre naturel et le centre politique ?

Qu’il y ait des opportunistes sans idées au centre, oui. Comme il y en a à droite, et à gauche.
Que le centre soit fatalement le lieu de l’absence d’idées, non.

Le centriste se place au coeur des problèmes d’une société. Il met les mains dans le cambouis, c’est lui l’aventurier. Face à ces problèmes, au lieu de plaquer une solution de gauche ou une solution de droite, - ce qui n’est qu’une façon confortable de ne pas utiliser son imagination -, il cherche à appliquer une solution qui fonctionne le mieux possible, dans un contexte précis.

Comment appliquer, par exemple, au problème du dérèglement climatique, une solution qui entre dans le cadre d’idéologies, de gauche ou de droite, vieilles de plusieurs siècles ?

De plus en plus, face aux problèmes complexes d’un monde de six milliards d’habitants, en mutation permanente, les solutions idéologiques se révèlent inefficaces, contre-productives.

Le système de l’alternance droite / gauche ne consiste plus seulement à défaire ce que le prédécesseur a fait. Il consiste, dans les deux cas, à ne plus rien pouvoir faire. La Ve République, dont la concentration de pouvoir visait à l’efficacité, n’agit plus. Les réformes ne passent pas.

Les pouvoirs forts, concentrant tous les pouvoirs au sein d’un camp, ont perdu leur légitimité, et ne donnent plus les clefs pour agir. Le pouvoir qu’ils refusent à l’opposition au gouvernement, ils le retrouvent dans la rue, bloquant leurs réformes.

Paradoxalement, ce sont les pouvoirs faibles, moins homogènes, mais plus légitimes, parce que rassemblant une plus grande partie de la population, qui parviennent à agir, comme on le voit aujourd’hui en Allemagne.

En France, après des années au pouvoir, la droite n’a guère pu mettre en oeuvre ses “réformes de droite”. Elle a déçu ses partisans.

Certains croient que la solution, serait de donner encore plus de pouvoir à une droite encore plus dure. Après la désillusion Chirac, il faudrait se jeter dans les bras de Sarkozy. C’est courir à l’échec.

Si Nicolas Sarkozy rassemble 25 ou même 30% des Français au premier tour, il ne représentera qu’un quart ou un tiers des votants, il n’aura pas la légitimité pour gouverner la France, il n’échappera pas à un troisième tour dans la rue, et il ne pourra pas mettre en oeuvre ses réformes, faites contre le pays, avec pour seule arme une légalité qui n’est pas une légitimité.

Le système bi-partisan ne fonctionne plus.

Si les Français souhaitent que la France soit réformée pour affronter les défis du XXIe siècle, il ne faudra pas un pouvoir fort, qu’il soit de droite ou de gauche ; il faudra un pouvoir légitime aux yeux d’une majorité de Français, pas de 25% de Français.

Ce n’est pas la concentration de pouvoir qu’il faut viser, c’est la concentration de légitimité, de confiance. Et cela passe par une multiplicité des acteurs, et une plus grande ouverture aux diversités politiques.

La seule façon d’obtenir cette légitimité, c’est de proposer un gouvernement d’union nationale. Replacer la politique au centre des problèmes, pas à leur droite ou à leur gauche. Impliquer tous les acteurs.

L’exemple allemand montre que cette idée n’est plus une utopie, ni une construction d’intellectuel fantaisiste.
Sources
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Commentaires




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Turlupouet, le 08/03/2007 08:28
Ouais ben poluer les commentaire d'un honorable blog c'est aussi une attaque très basse !

Non mais jvous jure.

Super Lapin, le 06/03/2007 16:09
Hein? Mais c'est pas moi!? 'tin je suis sur que c'est ma coloc...

Bon bref, sinon je voulais dire que les commentaires de l'article rejoigne ce que tu dis. Et aussi, bien sur que c'est stupide comme article (d'ailleurs... Enfin bon... A ce point...) et ce qui est stupide c'est aussi que un journaliste de droite peut en effet faire un article similaire. Ca fait partie des petites attaques basses du "j'ai pas d'arguments".

Turlupouet, le 06/03/2007 08:24
Rah pitin l'enfoiré. J'y ai cru en plus.

jcxqsjcdsifh (), le 05/03/2007 22:58
Djdjhjdgcdvhjbc
izi bête
egflrkgfgchcjeb

Turlupouet, le 05/03/2007 20:41
Mouais, l'éternelle question "Mais il est de droiiite!", ou "Mais c'est un gauchiiiste!" ...

Bof bof, il y a bien longtemps qu'on a dépassé ça maintenant. Ça n'a pas de signification, inutile d'en débattre pendant des heures. De toute façon ce n'est pas l'essentiel pour les électeurs, sinon la gauche ne ferait pas actuellement les pires sondages présidentiels de son histoire.

"Républicain" a un sens fort. "Gauche" ou "droite" seuls n'en ont quasiment aucun (on peut être de gauche sur un sujet, à extrême-droite sur un autre et au centre sur un troisième).
En 2002 les législatives ont vu 35% des voix (UMP+PS) transformées en 90% des députés!! C'est inimaginable, pourtant le seul a en parler est Bayrou.
La situation est suffisamment grave pour ne pas s'arrêter à des étiquettes irrationnelles.

D'ailleurs la vague Bayrou est en train de balayer tout ça et il va falloir trouver mieux pour l'arrêter je pense.

Super Lapin, le 05/03/2007 17:48
En tout les cas, il fait couler de l'encre:
http://philippeaskenazy.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/03/05/promenade-dans-les-propositions-de-bayrou.html
Bien sur, l'article ET les commentaires sont importants.

Super Lapin, le 05/03/2007 17:46
En tout les cas, il fait couler de l'encre:
http://philippeaskenazy.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/03/05/promenade-dans-les-propositions-de-bayrou.html
Bien sur, l'article ET les commentaires sont importants.

Turlupouet, le 04/03/2007 19:30
"La cote de popularité de François Bayrou a bondi de 19 points en février pour atteindre 58%, devançant celle de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal."

Votez Bayrou ;)
"Je suis convaincu que la peur du gouffre finira par jouer et que le Oui passera."
Alain Minc, Le Nouvel Économiste