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Tribunal des flagrants délires , réquisitoire de Desproges contre Régine Deforges
Qui parmi les humoristes d'aujourd'hui aurait pu écrire un tel texte pour une simple chronique radiophonique quotidienne ? A lire à haute voix pour profiter de la musique !!!
« Arielle de Claramilène s’ébaudrillait nuquelle et membrissons en son tiède et doux bain d’algues parfumil. Molle en chaleur d’eau clipotillante, chevelyre aquarelle, charnellolèvres de fraise extase, chavirée de pupille à rêve écartelé d’humide effronterie, murmurant ritournelle enrossignolée, elle était clatefollement divine.

La brune esclavageonne émue, qui l’éventait un peu de son parcheminet soyeux, comptemplait ébloussée les blancs dodus mamelons de bleu nuit veinelés, les petons exquis de sang carmin teintés, les fuselines aux mollets tendres, le volcanombril cloquet et la mortelle foressante du sexiclitor...

Perversatile et frissonnitouche, Arielle sentit bientôt ce libidœil lourd à cils courbés tremblants, que la madrilandalouse mi-voilée, presque apoiline posait sur l’onde tiède où vaguement aux vaguelettes semblottaient se mouvoir les chairs dorées à cuisse offerte à peine inaccessiblant, si blancs, au creux de l’aine exquise.

Lors, pour aviver l’exacerbie de l’étrangère, elle s’empara du savonule ovoïdal et doux à l’eau, l’emprisonna de ferme allégresse dans ses deux manucules aigles douces ongulées cramoisies, et le patinageant en glissade de son col à son ventre, s’en titilla l’échancrenelle.

“E pericoloso branletsi !” rauqua la sauvagyne embrasée, qui se fondait d’amouracherie volcanique indomptable et qui s’engloutissant soudain les deux mains à la fièvre sans prendre le temps de slipôter, bascula corps et âme dans l’éclaboussure satanique de cette bénie-baignoire pleine d’impure chatonoyance et de fessonichale prohibité fulgurante.

Quand l’étincelle en nuage les eut envulvées, ces étonnantes lesboviciennes se méprisèrent à peine et s’extrablottirent en longue pelotonnie, de Morphée finissant, jusqu’à plus tard que l’aube, sans rêve et sans malice, quoique, virgines et prudes, elles n’avaient naguère connu l’onanaire qu’en solitude. »
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Commentaires




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L'auteur, le 22/06/2008 19:58
Très bonne remarque, j'ai remarqué plusieurs différences avec la version du dernier bouquin "Tout Desproges". Dès que j'aurais un moment je corrigerai cela.

En tout cas j'ai la pression, c'est un véritable connaisseur qui vient de commenter ici!

DesprogesAddict, le 22/06/2008 17:40
Est-ce l'exacte retranscription du réquisitoire ? Car plusieurs choses me choquent, comme le fait d'entendre Amielle et pas Arielle.

Enfin ça reste un des passages les plus délirants des réquisitoires. Je conseille celui d'Alain Ayache qui est vraiment excellent (enfin ils le sont tous). Merci pour cette retranscription difficile.

L'auteur, le 14/04/2008 08:54
Exact je l'ai reçu aussi. Mamma Mia !

Super Lapin, le 13/04/2008 23:23
"Qui parmi les humoristes d'aujourd'hui aurait pu écrire un tel texte pour une simple chronique radiophonique quotidienne ?"

La consternation est a son comble quand on tombe sur ca en allant consulter ses emails:
http://mdr-awards.divertissements.fr.msn.com/

Oulalala... Les mdr awards... 'tain...
"Etre modéré ça ne veut pas dire qu'on n'est pas capable de réagir de façon immodérée par rapport à telle forfaiture, telle ignomignie, telle injustice."
Jean-François Kahn