C'était le groupe d'intellectuel qui soutenait Nicolas Sarkozy avec le plus de ferveur. la réalité a eu raison d'eux.
« Le Meilleurs des mondes » est une revue, créée après le déclenchement de la guerre d’Irak, par les intellectuels français favorables à l’invasion. La ligne directrice du journal est l’anti-totalitarisme. Dans les faits c’est surtout « l’antiaméricanisme » qui fait l’objet de toutes les intentions. Tout est vu et expliqué par « l’antiaméricanisme » au point que cela en devient une obsession. Pas un article, pas un paragraphe sans qu’on aborde « l’antiaméricanisme français » qui explique à peu près tout. Du coup, en fait d’antitotalitarisme, c’est surtout d’anti-antiaméricanisme qu’il s’agit. Et, de cet anti-antiaméricanisme obsessionnel, on bascule bien vite dans l’américanophilie bête et méchante.
D’où un soutient sans faille, pendant toutes ces années à George Bush (pour son seul titre de président des Etats-Unis) et à Nicolas Sarkozy (uniquement parce que le plus américanophile des candidats).
Entre temps la réalité est passée par là. La guerre d’Irak qui n’en fini plus de ne pas finir restera comme première grande bévue occidentale du millénaire.
La démocratie devait faire tâche d’huile ? C’est la guerre civile et l’intégrisme qui se répand comme une traînée de poudre dans cette région du monde.
On abattait Saddam, le tyran laïque ? Remplacé par des Ayatollah.
Les irakiens mourraient sous les coups de Saddam et de l’embargo ? Ils meurent plus encore aujourd’hui.
On stoppait les dérives nucléaires et chimiques ? Jamais depuis les accords de non prolifération le nucléaire ne s’est autant développé dans des pays instables, partout… sauf en Irak, pays avait déjà perdu toute capacité.
Sarkozy, lui, c’était l’antitotalitarisme incarné, en rupture avec les « années Chirac ». Poutine n’avait qu’à bien se tenir. Et Kouchner, dénonçant la real politik à longueur de colonnes, est nommé au ministère des affaires étrangères. Avec ça on allait voir ce qu’on allait voir !
Quelques mois plus tard, cruelles désillusions. La politique étrangère de la France est indéchiffrable et guidée uniquement par des considérations commerciales. Politique étrangère ? La course aux courbettes devant tout ce que le monde compte de puissants. Même Chirac n’osait pas se coucher à ce point devant tous les dictateurs de la planète. Sarkozy l’a fait !
Face à cette terrible épreuve de la réalité, « Le Meilleur des monde » publie dans son dernier numéro un éditorial de rupture avec George Bush et Nicolas Sarkozy. Une véritable révolution, pratiquement une page qui se tourne. Non, ni George Bush ni Nicolas Sarkozy ne sont des personnages susceptibles d’aider au développement de la démocratie dans le monde, reconnaissent-ils en somme.
Il faut saluer cet acte de courage. L’autocritique est pratiquement inexistante aujourd’hui dans le monde des idées. Pourtant si on y réfléchit c’est sans doute une des Meilleures preuves d’intelligence. Reconnaître ses erreurs n’est pas facile, eux l’ont fait. Félicitation.
La leçon c’est qu’à tout voir par un seul prisme (ici « l’antiaméricanisme ») et diviser le monde en deux catégories (les « pour » et les « contre ») on en oublie les informations qui ne rentrent pas dans le cadre préfixé. Des « détails » qui n’en sont pas toujours.
En l’occurrence que la sincérité du candidat Sarkozy était toute relative, tout le monde (au minimum dans le monde intellectuel) était apte à l’observer. Il suffisait d’entendre l’accumulation gigantesque de promesses rigoureusement contradictoires ou absolument irréalisables. Plus encore, là aussi, que Chirac n’avait jamais osé. Pour ma part je le pensais, le savais, sans être pour autant d’extrême gauche ou antisémite.
Concernant George Bush et les néo-conservateurs, il s’avère qu’ils partageaient les mêmes craintes que tous le monde sur leur capacités à appréhender le réel. Mais cela ne les a pas empêché de les défendre mordicus. Comment se justifient-ils ? Il fallait amadouer les néo-conservateurs américains, les convaincre. Ne pas les brusquer. Bref là aussi on a mis une partie de la vérité entre parenthèses…
18/05/2008 18:10
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Commentaires
L'auteur, le 05/06/2008 19:56
Je déteste toute forme de lynchage, personnellement, donc je ne rentrerai pas là-dedans.
REVIZOR (), le 04/06/2008 21:43
La caution médiatique des néo-con est assurée par André Glusckmann, communiste jusqu'en 1956, militant furtif de l'ultra-gauche dans les années 1970 (garde rouge français de la Gauche prolétarienne) passé du "col Mao au Rotary Club" comme le disait si bien dans l'ouvrage éponyme Guy Hoquengueim.
Bref une girouette politique, plus soucieux de son plan de carrière que d'idéologie.
Ce pseudo-intellectuel a soutenu l'agression de BUSH contre l'Irak et sa conscience doit en assumer les conséquences : 1 million de morts et autant d'estropiés, 2 millions de civils déplacés, l'exode de la minorité chrétienne installée depuis 2 mille ans, l'éclatement du pays et le déclenchement d'une terrible guerre civile.
Cet individu avait soutenu avec le même enthousiasme la Révolution culturelle chinoise et les millions de morts qu'elle occasionna.
Il ne suffit pas de dire "j'ai eu tort" pour être pardonné.
"Je suis convaincu que la peur du gouffre finira par jouer et que le Oui passera."