« Visites » de l’appartement de Ségolène Royal : un scandale unanimement ignoré
Quand un des principaux opposants au régime russe est menacé dans son intimité, cela fait un scandale, à juste titre. Mais quand c'est en France cela ne provoque pas la moindre réaction.
Voici deux semaines l’appartement de Ségolène Royal a été visité pour la troisième fois, mis à sac, et ses objets personnels ainsi que ceux de sa famille disposés de façon à avertir explicitement la victime. Ceci n’est malheureusement pas un une fiction, c’est la réalité.

Cet événement n’a provoqué strictement aucune émotion médiatique, ni de ses « amis » socialiste, ni de la droite, ni des média, ni – et c’est le plus grave – des autorités.
Il aura fallu que Ségolène Royal se lance dans la provocation, en faisant un parallèle avec la toute puissance du clan Sarkozy, pour qu’enfin cette histoire génère des réactions… unanimement négatives ! A droite, on ne se retient plus sur le thème de « elle a pété les plombs » et « elle est bonne pour l’hôpital psychiatrique ». Jusqu’à Morano qui déclare « qu’on atteint le degré poubelle de la politique ». L’hôpital qui se moque de la charité ! (faites une rapide recherche sur Morano…)
A gauche ce n’est guère mieux… Cela va de « La gaffitude » en couverture de Libération à, pour les plus compatissants comme Laurent Fabius : « Soit ce qu’elle dit est tout à fait exact ; dans ce cas là c’est évidemment scandaleux ; soit ce n’est pas exact, et il ne faut pas le dire ». Comme soutien ça décoiffe !

Même si tout le monde semble d’accord pour déclarer Segolène Royal folle sans autres formes de procès, vous m’accorderez trois remarques :
1. Ségolène Royal est un des principaux opposants au Président de la République. Dans toute les démocraties du monde il est inimaginable de voir un personnage politique de cette ampleur violé à trois reprise dans son intimité sans que cela ne provoque la moindre réaction.
Si on a le moindre attachement aux principes de la démocratie, il est inacceptable que les représentants politiques soient soumis à de telles pressions, d’où qu’elles viennent.
2. Olivier Besancenot (second meilleurs score de la gauche aux présidentielles de 2007) a lui aussi subit une pression du même ordre puisqu’il a été suivit par une officine de renseignement en 2007. L’auteur des Guignols Bruno Gacio avait subit le même sort. Là non plus, personne ne s’en offusque.
3. Quelques jours seulement après la déclaration provocante de Ségolène Royal, l’enquête policière sur son cambriolage de 2006 fait un bon spectaculaire en avant : la police découvre que l’ADN retrouvé sur les lieux est celui d’une cambrioleuse connue de la police mais dont on ne connaît « ni le nom, ni la nationalité ».
Une avancée si soudaine prouve au mieux que les autorités se fichaient ostensiblement de la sécurité de Mme Royal. Au pire...

Je me tais parce que je ne suis pas courageux. On pourrait me traiter de fou !
Sources
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Commentaires




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znoug, le 21/07/2008 17:27
Encore un truc dont je n'ai entendu ne serait ce qu'une bribe
"Je suis convaincu que la peur du gouffre finira par jouer et que le Oui passera."
Alain Minc, Le Nouvel Économiste